VIENNE | CCPCJ – CNC-ALPC : LA CONVERGENCE SÉCURITAIRE DE VIENNE ET L’OFFENSIVE DOCTRINALE DU SECRÉTAIRE PERMANENT DE LA CNC-ALPC.

LA CNC-ALPC ET L’ONUDC RESTUCTURENT LE COMPACT LÉGISLATIF ET LE MARQUAGE DES STOCKS POUR DISCIPLINER LE COMMERCE DES ARMES EN RDC

Au sein de l’architecture multilatérale de la gouvernance sécuritaire mondiale, la maîtrise des flux d’armements conventionnels et l’éradication de la circulation illicite des vecteurs de létalité constituent les conditions sine qua non de l’émergence d’une paix durable en Afrique centrale.
C’est dans ce cadre hautement stratégique que s’inscrit la participation active et remarquée de Landry Bisidi Tshilombo, Secrétaire Permanent de la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre (CNC-ALPC), aux assises internationales de Vienne, en Autriche, tenues les 2 et 3 juin 2026.
Intervenant comme la voix technique de la République démocratique du Congo lors de l’événement parallèle de la Commission pour la prévention du crime et la justice pénale (CCPCJ) intitulé « Réduire le coût humain des armes en Afrique grâce au soutien politique, au renforcement des capacités, à la coopération sécuritaire et à l’assistance technique dans la gestion des armes et des munitions », ce haut fonctionnaire met en exergue l’arsenal de réformes endogènes initiées sous l’impulsion du gouvernement congolais.
Face aux réseaux criminels transnationaux, à la criminalité organisée et aux agressions terroristes qui endeuillent la sous-région des Grands Lacs, Landry Bisidi Tshilombo déploie à Vienne la feuille de route d’un partenariat exemplaire noué avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
De la réécriture complète d’un cadre législatif obsolète remontant à 1985 au traçage biométrique et physique de plus de 60.000 armes d’État, la CNC-ALPC démontre dans la capitale autrichienne sa capacité à transformer les standards opérationnels de gestion des arsenaux, alignant ainsi la RDC sur les exigences impératives de l’Objectif de Développement Durable (ODD) 16.4.

L’ÉRADICATION DU FLÉAU BALISTIQUE EN AFRIQUE CENTRALE – LE PLAIDOYER TECHNIQUE DU SECRÉTAIRE PERMANENT LANDRY BISIDI TSHILOMBO SUR L’ASPHYXIE DES FLUX ILLICITES

Le premier grand axe de l’intervention de Landry Bisidi Tshilombo à Vienne s’attaque à la racine d’un drame humanitaire qui affecte de manière chronique l’Afrique centrale et la région des Grands Lacs : la prolifération incontrôlée des Armes Légères et de Petit Calibre (ALPC).
Devant un parterre d’experts internationaux, de délégués de la CCPCJ et des agences onusiennes, le Secrétaire Permanent de la CNC-ALPC a exposé avec gravité le coût humain inacceptable induit par la porosité des frontières et le commerce illicite de ces équipements de mort. Ces dispositifs, par leur maniabilité et leur dissémination, constituent le carburant exclusif qui alimente les mouvements terroristes, la grande criminalité transnationale organisée et l’instabilité systémique des institutions.
Au-delà des théâtres de guerre ouverte où elles servent à perpétrer les pires violations des droits humains — incluant des massacres de masse, des déplacements forcés de populations civiles et des violences basées sur le genre —, ces armes continuent, même en période de post-conflit ou de paix apparente, à vicier le tissu social. Elles militarisent les contentieux intercommunautaires, fragilisent les initiatives de développement et banalisent la violence criminelle quotidienne.

Face à ce péril rampant, la réponse congolaise portée par Landry Bisidi Tshilombo s’articule autour d’une alliance opérationnelle de haut niveau unissant le Bureau de l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la région des Grands Lacs (UN-OSESG-GL) et l’ONUDC.
Cette coalition interinstitutionnelle déploie des programmes d’urgence interconnectés entre la République démocratique du Congo et la République Centrafricaine (RCA), deux États dont la contiguïté géographique exige une mutualisation stricte des mécanismes de surveillance.
À travers ces initiatives, la CNC-ALPC s’investit dans le verrouillage des circuits d’approvisionnement clandestins, l’étouffement des ateliers de fabrication artisanale illicite, l’optimisation drastique des infrastructures de stockage des armements d’État et le renforcement des cadres de coopération sécuritaire transfrontalière. L’objectif fondamental de la présence de la délégation congolaise à Vienne consiste précisément à cartographier ces bonnes pratiques, à évaluer les indicateurs de performance des projets en cours et à consolider les engagements financiers des partenaires multilatéraux en parfaite conformité avec la cible 16.4 des Objectifs de Développement Durable, visant à tarir définitivement les flux financiers et matériels illicites d’ici l’horizon de la décennie en cours.

LA MUTA-LÉGISLATION ET L’ANALYSE DES ÉCARTS – LE BRAS DE FER DE LA CNC-ALPC CONTRE LE CADRE OBSOLÈTE DE L’ANNÉE 1985

Pour comprendre la profondeur de la mutation structurelle que conduit Landry Bisidi Tshilombo, il convient de se pencher sur l’architecture organique et les fondements juridiques de l’institution qu’il dirige avec méthode. Érigée en mai 2008, la CNC-ALPC est l’instrument technique du gouvernement congolais pour la conceptualisation et l’exécution de la politique nationale de lutte contre la prolifération des ALPC sous tous ses aspects. Placée sous la haute autorité du Ministre ayant l’Intérieur et la Sécurité dans ses attributions — avec la co-assistance des Ministères de la Défense nationale ; des Affaires étrangères ; de la Justice ; de la Société civile —, la commission fonctionne comme une plateforme d’arbitrage et de coordination transversale.
Elle collabore étroitement avec l’ensemble des forces de défense et de sécurité de la République ainsi qu’avec les agences internationales.
C’est dans ce cadre collaboratif qu’a été scellé, dès l’année 2022, un partenariat stratégique pérenne avec l’ONUDC, via son Programme Global sur les Armes à Feu (GFP), apportant un soutien financier et une expertise technique de premier ordre pour moderniser le logiciel législatif congolais.

Le premier jalon de cette collaboration systémique s’est matérialisé en avril 2022 par la remise officielle à la CNC-ALPC d’un rapport d’analyse comparative minutieux, communément appelé « analyse des écarts.
Ce document d’audit a mis en lumière l’inadaptation chronique du cadre juridique qui régissait jusqu’alors les armes en RDC, fondé sur une ordonnance-loi totalement anachronique datant de 1985.
Sous la direction de Landry Bisidi Tshilombo, et grâce aux ressources de l’ONUDC, une vaste dynamique de sensibilisation interministérielle a été enclenchée.
Elle a permis de réunir autour d’une même table de négociation les délégués des portefeuilles de l’Intérieur, de la Défense, de la Justice ainsi que les structures de la société civile pour arrimer la législation interne aux instruments juridiques internationaux, en tête desquels figure la Convention de Kinshasa. Adoptant une méthodologie participative et rigoureuse, les experts ont procédé en juillet 2022 à l’examen article par article d’un nouvel avant-projet de loi.
Ce texte de rupture fusionne de manière innovante les standards du Traité sur le Commerce des Armes (TCA) et de la Convention de Kinshasa, introduisant un régime de sanctions pénales particulièrement dissuasives pour réprimer la détention illicite, le recel et le trafic d’engins balistiques.

LA TRAÇABILITÉ BIOMÉTRIQUE DES ARSENAUX D’ÉTAT – LE BILAN IMPRESSIONNANT DU PROGRAMME DE MARQUAGE ET DE SÉCURISATION DES STOCKS

L’autre grand succès opérationnel que Landry Bisidi Tshilombo a fièrement partagé avec ses pairs internationaux à Vienne réside dans le déploiement, dans les jours qui viennent, à grande échelle du programme national de marquage des armes de défense et de sécurité.
Loin de se limiter à des réformes purement théoriques ou textuelles, la CNC-ALPC, avec l’assistance logistique de l’ONUDC, se déployera de manière intensive sur le terrain pour assurer la traçabilité absolue des stocks appartenant aux forces régulières de l’État.
À ce jour, près de 60.000 armes à feu sont ciblées, incluant la ville-province de Kinshasa, la province du Kongo-central et la province minéro-industrielle du Haut-Katanga.
Cette opération de haute technologie consiste à appliquer une empreinte et une identité alphanumérique unique et inaltérable sur chaque arme en circulation au sein des forces de l’ordre.

Ce protocole de marquage systématique constitue le bouclier le plus efficace pour éradiquer définitivement les risques de détournement, de coulage ou de vente clandestine d’armes étatiques vers les circuits de la criminalité urbaine ou vers les groupes armés illégaux qui déstabilisent l’Est du territoire national.
En conférant cette traçabilité totale, la CNC-ALPC permet aux services d’enquêtes d’identifier instantanément la provenance de n’importe quelle arme saisie sur un théâtre de crime, responsabilisant ainsi l’ensemble de la chaîne de commandement et des armuriers de l’État. Cette matérialisation du contrôle physique des arsenaux démontre que la RDC n’est plus un simple observateur des traités internationaux, mais un acteur de premier plan qui met en œuvre des solutions technologiques concrètes pour assainir la détention des armes sur son espace souverain.

LES PERSPECTIVES DU PROTOCOLE RDC-ONUDC POUR L’ANNÉE 2026 – RELEVER LES DÉFIS DU VOTE PARLEMENTAIRE ET DES INFRASTRUCTURES PSSM

Malgré les avancées spectaculaires présentées par Landry Bisidi Tshilombo au cours de ces deux jours d’assises en Autriche, le Secrétaire Permanent n’a pas caché l’immensité des défis logistiques et politiques qui restent à surmonter pour pérenniser ces acquis en cette année 2026.
La feuille de route commune RDC-ONUDC est entrée dans sa phase la plus critique, exigeant un engagement politique et financier accru de la part de la communauté des bailleurs de fonds.
Le premier défi majeur est d’ordre législatif : après la validation du texte par les experts nationaux en 2023-2024 et l’adoption formelle de l’avant-projet de loi en Conseil des ministres en 2025, l’effort se concentre désormais en 2026 sur la sensibilisation active des commissions Défense et Sécurité de l’Assemblée Nationale et du Sénat afin d’obtenir le vote final et la promulgation de la loi, abrogeant définitivement les textes caducs de 1985.

Sur le plan purement technologique et de l’ingénierie de sécurité, le Secrétaire Permanent a insisté sur l’urgence de moderniser et de sanctuariser le serveur national centralisé de conservation des données d’armes marquées. L’implémentation de serveurs-relais connectés dans chacune des provinces de la RDC s’avère indispensable pour centraliser en temps réel les mouvements d’armes. Enfin, le dernier chantier, et non des moindres, concerne la gestion de la sécurité physique des stocks (Physical Security and Stockpile Management – PSSM).
Pour Landry Bisidi Tshilombo, la CNC-ALPC doit mobiliser des financements d’envergure pour construire de nouvelles armureries modernes et réhabiliter les anciennes installations selon les normes d’étanchéité et de sécurité édictées par les Nations Unies, tout en garantissant des cycles de formation continue pour le personnel militaire et policier commis à la garde de ces sites.
C’est sur cet appel à un partenariat renforcé et pragmatique que la délégation congolaise a clos sa participation à Vienne, réaffirmant le rôle pilote de la RDC dans la sécurisation intégrale du continent africain.

Cellule COM.

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