Lors des travaux des experts du Centre régional sur les armes légères et de petit calibre (RECSA) tenus à Nairobi, un désaccord majeur a surgi concernant l’approbation du rapport final. La République Démocratique du Congo (RDC), représentée par M. Landry Bisidi Tshilombo, secrétaire permanent de la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre (CNC-ALPC), a refusé de signer le document.
M. Bisidi Tshilombo a justifié cette décision en indiquant que le rapport final ne reflète pas de manière exhaustive les discussions et les préoccupations soulevées lors des travaux.
Plus particulièrement, il a souligné l’omission d’un point crucial : la présence d’armes appartenant à des pays étrangers dans l’est de la RDC, une question évoquée lors des débats.
La question de la présence d’armes étrangères dans l’est de la RDC est une problématique sensible et récurrente dans les discussions sur la sécurité dans la région des Grands Lacs. Cet enjeu reflète les tensions persistantes liées à l’instabilité dans cette zone, où des groupes armés locaux et étrangers continuent de sévir.
La RDC considère que l’inclusion de ce point dans le rapport final aurait permis de souligner l’importance d’une réponse régionale coordonnée pour résoudre ce problème, notamment en renforçant les mécanismes de traçabilité des armes et en accentuant la coopération transfrontalière.
Ce refus met en lumière des différends qui pourraient entraver les efforts collectifs dans la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre en Afrique centrale et de l’Est. En effet, le RECSA est censé agir comme un cadre de collaboration et de consensus. Cependant, la divergence de vues sur des questions fondamentales, telles que celle soulevée par la RDC, démontre la complexité de parvenir à une approche commune.
Pour surmonter cette impasse, des discussions bilatérales ou multilatérales pourraient être nécessaires entre les parties prenantes, afin d’aborder les préoccupations spécifiques de la RDC. Ces dialogues devraient viser :
- La prise en compte des questions sensibles, comme la présence d’armes étrangères, dans les futurs travaux du RECSA.
- La promotion d’une transparence accrue, grâce à des rapports qui reflètent fidèlement toutes les préoccupations exprimées.
- Un renforcement de la coopération régionale, pour répondre efficacement à la menace posée par les armes légères dans la région.
La décision de la RDC de ne pas signer le rapport final des experts du RECSA met en exergue des lacunes dans les mécanismes de collaboration régionale. En insistant sur la prise en compte de ses préoccupations, notamment en ce qui concerne les armes étrangères dans l’est du pays, la RDC rappelle que la résolution des conflits armés dans la région des Grands Lacs passe par une reconnaissance et un traitement rigoureux des causes profondes.
Il appartient désormais aux acteurs régionaux de travailler ensemble pour lever les obstacles et favoriser une paix durable, fondée sur la confiance et la coopération.
Cellule COM